LA VIE , AU DESSUS DE NOS DOULEURS (1)

On essaie chaque jour de vivre, de choisir nos couleurs et de façonner notre œuvre d’art avant la fin de chaque journée. Et le lendemain, on reprend simplement le même rythme avec un plus gros sourire et surtout une énorme patience. 

À quoi se résume réellement la vie ? Pendant que le temps continue son aventure, le bonheur se cache dans la poche avant ou arrière, parfois à l’intérieur du sac à main de tous les jours. Le chemin vers la vie est à la fois passionnant et troublant. Les émotions se mêlent et se démêlent.  On oublie et l’instant d’après, on se rappelle. On s’arrête et l’instant d’après on continue. La vie effleure un jour notre bras et l’on s’en tête : il s’agit d’une simple cicatrice. Nos yeux nous poussent à l’admettre : l’ouverture est plus grande. Ces mots sont pour ces malheureux évènements qui n’ont pas attendu notre invitation, ces évènements qui ont fendillé notre cœur à l’image du Titanic, enfin à ces évènements qui ont crispé notre être entier.

La vie nous enseigne sans nous laisser véritablement le temps de comprendre, d’assimiler la leçon. Elle court parfois dans le sens opposé de notre direction et elle nous exige de marquer un arrêt pour éviter le choc. Le soleil s’éloigne parfois de nous sans s’interroger sur nos besoins. On finit par chercher nos mots, ceux qui correspondent véritablement à qui nous sommes, à trouver l’endroit qui est véritablement en harmonie avec nous. On veut entendre notre son intérieur, notre véritable pourquoi. Le chemin nous y conduira à condition que nous demeurons en compagnie de la vie. Essayer de suivre son rythme sera la tâche la plus difficile. Mais lui imposer ses propres mouvements, ses propres gestes nous facilitera cette longue aventure. Je parie qu’il faut la vivre passionnément et faire de la patience sa meilleure amie. On ira toujours là-bas, à la découverte d’une nouvelle étoile, d’un nouveau rêve. L’espoir nous sera utile.

Ah la vie ! Je parie qu’il faut encore la découvrir, toujours s’interroger et essayer de communiquer avec elle. Sans la rejeter, on s’approchera sans cesse d’elle et cela même si le chemin semble contradictoire. Car la vie fera toujours sortir un air ancien pour en accueillir un inédit.

Il faut aussi pardonner à la vie

«Parce que lorsque l’été s’installe sans demander l’autorisation à l’hiver, ce dernier écourte son séjour et lui offre une boisson rafraichissante.»

L’important est de se décoincer et d’arriver à afficher un véritable sourire. Respirer légèrement, profondément ensuite lâcher prise à ces malheureux évènements qui n’ont pas attendu notre invitation, ces évènements qui ont fendillé notre cœur à l’image du Titanic, enfin à ces évènements qui ont crispé notre être entier.

Qu’elle devienne une couleur, cette douleur. Qu’elle reste immobile. Qu’elle soit la plus éclatante et la plus élégante. Assurément il faut communiquer avec elle et lui faire comprendre à quel point elle est belle. On peut croire de nouveau, lever la tête et tenir la main à la vie. Continuer d’emprunter le chemin qu’elle nous propose.

On ressentira cette profonde joie lorsqu’on aura finalement dit oui sans lui tourner le dos. La lumière décidera de nous couvrir et nos cœurs s’ouvriront encore. L’amour résonnera. Sourire au soleil, Saluer d’un bras la lune et donner un baiser aux étoiles, à chacun de choisir son propre élan et d’adapter son temps de préparation. On entendra ce nouveau son qui persistera jusqu’à ce qu’on lui accorde une attention particulière. L’espoir sera le seul son qu’on écoutera.

Il suffit d’essayer de vivre

Il suffit d’essayer de vivre avec tout ou rien du tout , avec beaucoup ou pas assez. Chaque jour , aux alentours et partout , rencontrer la vie vers tout ce qui bouge et respire. Le jour d’avant avouera au jour d’après la saveur de l’instant présent. Goûter la vie sans avoir l’air dégoûté , poursuivre la vie sans avoir l’air épuisé , sourire à la vie sans avoir l’air crispé .Il suffit d’un mouvement vers la vie , pour rester avec la vie; regard fixé dans la vie .

Si la vie

Si la vie est un vent

Si la vie est une couleur

Si la vie est un sentiment

Qui pourrait le dire ?

Si la vie signifie courage

Si la vie signifie tristesse

Si la vie signifie joie

Qui pourrait le savoir ?

Si la vie était jaune

Si la vie était noire

Si la vie était blanche

Qui pourrait le comprendre ?

Si la vie était au nord

Si la vie était au sud

Si la vie était au centre

Qui pourrait l’accepter?

Ah la vie ! Demain nous ne saurons toujours pas.

Après demain, nous serons toujours aussi ignorants.

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Il faut aussi pardonner à la vie

Pardonner à la vie , lorsqu’elle se comporte comme un chauffard et prétend ne pas avoir vu que le feu était rouge . 

Pardonner à la vie , lorsqu’elle est imprudente et qu’elle n’a pas les bons gestes.

Oublie t-elle de s’excuser? Ou Ne veut -elle tout simplement pas s’excuser ?

Une chose est sûre , la vie n’a pas toujours raison…

Quand la vie fait la sourde

Le silence insolent de la vie 

Chamboulant tout élan

L’écouter coûte une éternité. 

Absente ou présente 

Aucun son…

Quand la vie fait la sourde 

Peut -elle entendre lorsque l’on parle ?

Crier sans oublier d’ouvrir grand la bouche 

Le plus long monologue.

les mots s’envolent à l’aide d’un cerf-volant.

Quand la vie fait la sourde

La vie n’oublie pas de communiquer.

Le plus important n’est pas de l’entendre.

Se boucher les oreilles avec la main lorsqu’elle fait la sourde 

Et toujours rester avec elle .

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